Ushuaïa

11 mai, nous prenons l’avions à El Calafate pour Ushuaïa ; comme c’est un vol interne, nous nous présentons à l’aéroport de El Calafate une heure avant l’heure de décolage. Cette règle doit être valable partout sauf ici ; c’est la panique, les comptoirs sont déserts et finalement une hôtesse vient s’occuper de nous en nous faisant bien comprendre que nous sommes en retard !!! Tout va très vite (ils avaient du tout préparer) et nous voilà assis dans l’avion pour un décolage une demi-heure en avance. En fait, la météo n’est pas bonne et par ici, nous pensons qu’ils veulent se laisser la possibilité de décoler le plus tôt possible si nécessaire. Nous n’avons jamais été aussi secoués en avion que pendant ce vol ; atterrissage difficile mais réussi et nous voilà sains et saufs à Ushuaïa ; l’aéroport n’a vraiment rien d’extraordinaire...

 
 

Pourquoi Ushuaïa ? Heu, pour le mythe bien sûr. Personnellement, je ne me voyais pas venir en Amérique du Sud, faire un tour en Patagonie sans descendre voir cette ville la plus australe du monde, dont le nom évoque tellement de chose...

Ushuaïa donc, tout au Sud de l’Amérique du Sud, au bout de la Terre de Feu, au bout de la Patagonie, au bout de la Cordilière des Andes, au bout de tout ! 70000 habitants quand même. Nous sommes le 11 mai, date de notre anniversaire de mariage ; il y a pire que de le fêter à Ushuaïa non ? Nous nous offrons donc un bon petit resto et dégustons le vin local dont voici l’étiquette (pour le fun !!)

  

Nous allons passer deux jours pleins à Ushuaïa avant de reprendre l’avion le 14 mai ; pourvu que le temps soit clément... Le 12 mai, il neigeotte en matinée, mais les prévisions météo sont bonnes pour l’après-midi ; pourvu que la météo ne se trompe pas. Nous hésitons mais louons quand même une voiture pour aller découvrir le Parc de la Terre de Feu. Au programme, beaux paysages de montagne enneigées (la météo récente aidant) et des côtes maritimes, beaux oiseaux... Ajoutez à cela les belles couleurs automnales

 
 
 
 
 
 
 

Ainsi qu’une belle bala write my paper for me de en forêt avec de nombreux arbres couchés ; qu’est-ce donc ? D’après une brochure du parc, ce serait le travail de castors ; d’après le guide du Routard, ce serait le travail (lointain : début du XXème siècle) des bagnards... Nous constatons que certains arbres ont clairement été coupés par l’homme ; d’autres... Il y a peut-être un peu de vrai dans chaque version !!

 

Nous passons juste voir la gare du «Tren del Fin del Mundo» (train du bout du monde) ; nous ne ferons pas l’activité touristique proposée sur cette ancienne ligne de chemin de fer utilisée par les bagnards au début du XXème siècle.

  

Pendant notre voyage, nous aurons vu deux endroits dans le monde où des prisonniers étaient envoyés au bagne ; très franchement, les conditions climatiques devaient certainement être meilleures en Nouvelle Calédonie qu’à Ushuaïa, et à choisir ;-) ...

Nous passons également voir la poste du bout du monde, petite poste maritime qui dispose de nombreux beaux timbres à l’éfigie de la Terre de Feu et du bout du monde !!

  

La météo ne s’était pas trompée, cela s’est vraiment dégagé l’après-midi ; au retour de notre expédition au parc national de la Terre de Feu, l’occasion de capturer de belles images des vues sur Ushuaïa

 
 
 

Honnêtement, il n’y a pas grand chose à faire à Ushuaïa, de la randonnée dans le parc et une croisière sur le Canal de Beagle... Nous consacrons donc notre deuxième jour à la croisière ; coup de chance, nous prenons le départ matinal car la météo prévoit un beau temps le matin et des nuages l’après midi.

Notre croisière se fera sous un beau ciel bleu. Au programme, s’approcher de l’île aux oiseaux et aux lions de mer. Normalement, on peut voir des pingouins, mais c'est trop tard dans la saisons, ils sont partis... Les lions de mer et les cormorans s’entassent sur un gros rocher ; quelques otaries se baignent également et nous pouvons apprécier le vol du cormoran...

 
 
 
 
 
 
 

Etape suivante, le phare des éclaireurs (son nom en espagnol est Faro Les éclaireurs), phare construit par des français comme vous pouvez vous en douter

 
 
 

Troisième et dernière étape : petite randonnée sur l’île Bridges, du nom du premier anglais qui est venu vivre ici avec les indiens...

 
 

Pendant cette croisière, le regard porte tantôt du côté chilien, tantôt du côté argentin ; nous navigons toujours entre les deux pays et il est difficile de savoir si tel bout de terre appartient au Chili ou à l’Argentine !!

Ces deux activités nous ont tout de même laissé du temps libre pour parcourir Ushuaïa à pied et prendre quelques photos de la ville, des rues, des bières que nous avons bues, d’une petite reconstitution de l’époque du bagne...

 
 
 
 
 

Et de prendre en photo également le panneau des directions, tellement petit que nous avons eu du mal à le trouver et sommes passés devant plusieurs fois sans le voir. Paris est à 13281 kilomètres, c’est loin, très loin...

  

Voilà, ces deux jours sont passés très vite, nous avons vu l’essentiel, mais cela aurait mérité probablement un peu plus de temps ; personnellement, j’aurais bien envie de revenir ici un jour, pourquoi pas pour faire une croisière à choisir parmi de nombreuses possibilités