Le tour de la Grande Terre

Nous arrivons donc en Nouvelle Calédonie, un peu fatigués de tous nos kilomètres parcourus sur l’Australie. Nous aurions souhaité commencer par nous poser une semaine sur Nouméa mais les rares connexions que nous avions pu avoir en Australie n’avaient pas été fructueuses pour notre recherche de location... Très peu de locations de maisons ou d’appartements (ça ne se fait pas beaucoup en Nouvelle Calédonie semble-t-il) et certaines nous sont passées sous le nez à quelques heures près, bref en arrivant sur Nouméa, nous n’avions pas d’autre choix que de commencer par faire le tour de l’île et donc de bouger tous les jours ou presque.

En effet, nous n’avions prévu que 3 semaines sur ce petit bout de France et le temps était compté si nous voulions pouvoir nous poser quand même quelques jours sur Nouméa et aussi pouvoir passer quelques jours sur les îles Loyautés. Nous attendions donc cette étape avec impatience et les premières vues d’avion sur l’île et son lagon ne nous décoivent pas et commencent déjà à nous faire rêver.

 
 

Nous récupérons une voiture de location qui n’est pas celle que nous avions prévue mais tout rentre dedans, c’est l’essentiel. Nous partons directement en direction du nord par la côte ouest. Objectif Bourail où nous envisagions de trouver un endroit pour dormir près de la plage mais nous sommes samedi soir et il semble que les quelques hébergements existants ne soient pas libres, nous nous arrêtons donc à Moindou au premier gîte qui peut nous recevoir. Nous allons faire notre premier tour à la plage la plus proche (Plage de Tanguy), ce n’est pas vraiment une plage paradisiaque mais avec ses quelques palétuviers, elle nous dépayse déjà.

  

Le lendemain, on plie bagage pour avancer et aller un peu plus au nord, nous passons voir le Bonhomme de Bourail et la plage

 

Déjeuner avec vue sur le lagon au loin

  

Nous nous arrêtons à un hôtel *** avec piscine à Koné, chef lieu de la province Nord

 

Nous plions encore bagage dès le lendemain, il faut avancer... Le temps n’est pas terrible mais nous sommes à côté de Voh et nous voulons essayer de voir le fameux coeur de mangrove rendu célèbre par Yann-Arthus Bertand... C’est donc parti pour une petite grimpette (rien n’est signalé pour la balade mais il faut demander aux gens du coin). Pas facile de le voir, on a l’impression de le voir partout et nulle part et puis on finit par LE voir... Nous profitons aussi de la vue

 
 
  

Nous passons à côté de montagnes dénudées et exploitées pour son or vert, le Nickel. Les exploitations minières entament les montagnes petit à petit... Jusqu’où vont-ils aller ! Nous terminons la journée au point le plus au Nord de la grande terre, à Poingam, au bord d’un lagon classé par l’Unesco dans un gîte du bout du monde au milieu des niaoulis (exploité par le propriétaire pour son huile essentielle aussi appelée commercialement huile goménolée et connue pour ses facultés expectorantes et décongestionnantes des membres inférieurs ainsi que ses propriétés anti-tout : antiseptique, antivirale, antifongique, antiinflammatoire et tout et tout... Bref, un remède de grand-mère bon pour tout mais peu ou plus utilisé... Que fait l’industrie pharmaceutique !).

Notre bungalow est avec vue sur le lagon, le repas est convivial et délicieux avec du cerf à la broche.... Ca y est nous sommes au paradis. La route est longue et déserte pour y arriver mais les paysages et le lieu en valent la peine.

 
 
 
 
 
 
 
 

Nous aurions tellement voulu rester une nuit de plus au paradis.... Malheureusement, il n’y avait plus de dispo. Nous plions donc encore bagages pour rejoindre la côte est où nous avons prévu d’être accueillis en tribu chez Marie-Paule à Hienghen. Sur la route, c’est typique, il nous arrive de croiser des stands (plus ou moins grands) avec des fruits et légumes, des plantes, des gâteaux ou artisanat (comme des sculptures en pierre savon), mais il n'y a personne à ces stands, les prix sont indiqués et une boite est disponible pour mettre l’argent de ce que l’on prend... Quelle confiance !

 
  

L’accueil en tribu est un mode d’hébergement rudimentaire, normalement en case traditionnelle, mais qui permet de voir le mode de vie des tribus. Les environs de Hienghen sont propices à ce genre d’hébergement car il existe de nombreuses tribus et nous avons fait confiance à l’office du tourisme pour nous trouver cet hébergement, perdu dans les hauteurs de Hienghen, dans la tribu Wérap.... Mais quelle déception : pas de case traditionnelle, une pièce avec à peine la place pour 5 matelas, nous étions à peine attendus, accueil pas vraiment chaleureux.

 

Nous avions prévu d’y rester 3 nuits pour avoir le temps de partager des moments de vie avec la tribu mais là encore nous fuyons et plions bagages dès le lendemain.... Décidément nous n’arrivons pas à nous poser quelques jours !!! Nous restons sur Hienghen mais décidons de nous poser quelques jours à l’hôtel installé à la place de l’ancien Club Med en bord de mer, dans une case pseudo traditionnelle, on est tranquille et les enfants peuvent how to write a essay travailler... Ouf, on souffle un peu !!!

 
 
 
 

Voici donc Hienghen, sa poule, son sphinx, son belvédère avec sa table d’orientation, sa baie, son marché (pas très animé), ses roches de Lindéralique.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Nous profitons des alentours de Hienghen, la cascade de Tao, et du coup, nous prendrons plusieurs fois le bac de la Ouaième, point de passage obligatoire sur la route de la côte est au nord de Hienghen.

 
 
 
 
 
 
 
  

Nous profitons aussi du lagon classé pour faire un baptème de plongée en famille, c’est l’occasion de voir le paysage vu de la mer car nous allons plonger près d’un petit ilôt en face de Hienghen. Nous obtenons notre diplôme mais pour les photos sous marines c’est raté car nous avions prévu d’utiliser l’appareil aquatique de Simon dans lequel nous avions mis des piles achetées en Birmanie (qui n’étaient pas assez bonnes.... Nous n’avons donc pas de photos de nous sous l’eau ni de photos des jolis poissons et coraux que nous avons pu voir)

 
 
 
 
 
 
 
 
 

Après 3 jours à Hienghen, nous terminons notre tour de la grande terre en passant par Poindimié (mais c’est désert en ce début d’après-midi de samedi de Mars) avant de revenir sur Nouméa où un appartement au Mont Doré nous attend finalement.

 
  

Ce petit tour de la Grande Terre nous a donc permis de rentrer dans le vif du sujet et de nous aperçvoir que la grande terre de Nouvelle-Calédonie n’est pas ce que nous voyons sur toutes les cartes postales : pas de plages paradisiaques (ou presque), des kanaks avenants mais sans plus, peu d’infrastructures touristiques et pas toujours très accueillantes.... En bref, un désert touristique mais c’est peut-être cela l’authenticité !