Nouméa et le Parc de la Rivière Bleue

Après cette semaine rondement menée, nous sommes encore et toujours sur les rotules. Nous avons enfin trouvé une bonne samaritaine qui a bien voulu nous louer un appartement au Mont Doré à environ 30 kilomètres de Nouméa. Une semaine pour nous poser un peu ; objectifs multiples : nous reposer, que les enfants puissent travailler, découvrir Nouméa et le parc de la Rivière bleue situé à l’extrêmité sud de la Grande Terre ; programme chargé tour de même !

Hélène, la propriétaire de l’appartement est très sympa, elle nous fait profiter des produits de son jardin, comme la goyave avec laquelle on peut faire d’excellentes confitures et Frédérique s’y essaie ; la maison un havre de paix ; la chienne d’Hélène, Miss est immédiatement adoptée par les enfants. Bien sûr, nous continuons notre tour du monde culinaire, et notamment notre tour du monde des bières ; ici, l’inévitable Manta, La bière de Nouvelle Calédonie

 
 
  

La jolie petite église à La Coulée, avant d’arriver à notre location ; beau cadre naturel non ?

  

Un ami d’enfance de ma maman habite Nouméa ; nous retrouvons Noël et Monique lors de notre première journée à Nouméa, au centre culturel Djibaou ; la visite commence par un petit chemin découverte initiatique d’extérieur, très sympa pour appréhender un peu les légendes kanaks et où nous pouvons voir également quelques magnifiques poteaux sculptés et des cases traditionnelles

 
 
 
  

Nous enchainons sur l’exposition «Kanak» apportée ici, après avoir été exposée au musée du quai Branly à Paris. L’occasion de découvrir l’art Kanak et un peu d’histoire On y découvre sculptures, flèches et portes de cases, armes, coiffes de chefs...

 
 
 
 
 
 

Ainsi qu’une salle consacrée au grand chef Atal qui s’était soulevé avec efficacité contre le colon français ; pour la petite histoire, les tribus de Canala ont pas mal hésité avant de choisir leur camp et se rallier aux français ; Atal a fini par perdre, mais si ces tribus avaient choisi de rejoindre Atal, de nos jours, nous n’en serions pas à fixer des référundums pour savoir si les calédoniens veulent rester français ou non...

  

Les 30 km qui nous séparent de Nouméa ne sont pas si loin, heureusement ; nous avons donc l’occasion de faire plusieurs fois la route avec notre voiture de location (arrangements multiples trouvés avec le loueur très sympa) ; la vue de loin de Nouméa est assez jolie par beau temps, heureusement, car non, non, il ne faut pas rêver, il ne fait pas toujours beau en Nouvelle Calédonie, et finalement, nous aurons eu quand même pas mal de pluie...

 

Le centre de Nouméa est finalement assez petit, même si la ville semble étendue avec les différents quartiers, mais nous pouvons découvrir rapidement le centre à pied, en commençant par le marché et le port. Ah oui, j’oubliais, c’est la première fois que je vois un port avec aussi peu de bateaux de pêche, un seul en fait ; il faut dire que le poisson se fait rare ici, même si 5 ou 6 poissonniers se partagent les ventes au marché...

 

Le centre est organisé autour de la grande place des cocotiers et du quadrillage des rues adjacentes ; un certain nombre de bâtiments coloniaux sont encore visibles, même si de nombreuses constructions très moches enlaidissent le tableau. On croise même quelques arbres TTT, impressionnants par leur taille, leur grosseur et leurs innombrables racines aériennes.

 
 
  

Non loin, une place un peu différente permet de contempler un totem représentant les différentes tribus ayant accosté en Nouvelle Calédonie, ainsi des sculptures kanak ainsi que quelques peintures illustrant l’histoire kanak.

 
 
 

Pour terminer sur Nouméa, le front de mer est organisé autour de deux baies qui se succèdent, la baie des citrons et l’anse Vata ; très belles et très agréables, où l’on peut se baigner (ah mais oui, ce c’est vrai, en exagérant un tout petit peu, on pourrait dire que ce sont presque les seules belles plages de la Grande Terre !...) Ue vendeur de glace ambulant dont nous retrouvons la photo non seulement sur notre guide, mais aussi sur les dépliants touristiques de Nouméa, véritable icône depuis plus de 20 ans. Nous sommes bien obligés de tester ses délicieuses glaces, essay writer hummmm

  

Et la belle vue que nous avions depuis l’auberge de jeunesse sympa de Nouméa dans laquelle nous avons passé notre dernière nuit

  

Nous prévoyons une journée pour vsiter le Parc de la Rivière Bleue ; ce parc qui s’étend sur plus de 9000 hectares et où il est possible, si l’on a un peu de chance, de voir l’oiseau amblématique de Nouvelle Calédonie, le Cagou. A pied, forcément, une journée ne sera pas suffisante pour bien apprécier ce parc, mais on s’en contentera car l’entrée est payante... Suffisant tout de même pour voir les très beaux paysages proposés par cette partie de l’île. Un aperçu des paysages

Au programme, marche à pied, balade en forêt tropicale, baignade.

 
 
 
 
  

Nous avons aussi eu beaucoup de chance et croisé la route de quelques cagous. La dernière photo présentée est une photo du panneau explicatif ; nous n’avons pas vu le cagou agressif...

 
 

Pour conclure cet article sur Nouméa, je dirais que la ville en elle même ne mérite pas plus qu’un jour pour être découverte (une demi-journée pour le centre ville et une demi-journée pour le centre Djibaou), d’autant plus que l’on croise de nombreux kanaks qui zonent. Le soir, l’ambiance n’y est pas particulièrement sympathique (Monique nous a d’ailleurs précisé qu’elle n’allait plus se balader sur la place des cocotiers le soir car c’est trop risqué). En revanche les deux baies et le bord de mer très agréable (avec une petite colline pour se balader) peut constituer un bon endroit pour se reposer. A mon sens, il peut être intéressant de prévoir au moins deux jours pour le parc de la rivière bleue que l’on peut parcourir à VTT ou à pied en utilisant les navettes payantes du parc.