Île de Java dernière partie

Nous quittons notre petit hôtel vers 8h. Nous partons pour un périple épuisant de 3 jours et l’ascension de deux volcans. Nous avons négocié un tarif pour le package complet (transport et hébergement) pour nous 5 : deux millions huit cent milles ; c’est beau d’être millionnaire !! (mais bon, ça fait moins de 200 euros pour nous 5 en fait...). En partant, nous voyons un spécimen typique de scooter ; maman et enfant devant elle, sans casque...

minibus scooter 

La première étape permet de rallier un «camp de base» pour le volcan Bromo ; 11 heures de route. Nous nous arrêtons en milieu de journée dans un resto à touristes. Ce n’est pas notre concept ; nous nous cherchons un petit warung tout bête au bord de la route et dégustons notre Nasi Ayam Goreng (riz frit avec des petits morceaux de poulet). Nous demandons non épicé, mais malgré ça, nous avons tous la bouche en feu... Nous nous en tirons pour 10 € pour nous 5, c’est à dire 3 fois moins que dans le resto à touristes !

halte halte 
halte halte 

Un stop à Probolingo pour changer de véhicule au bureau de l’agence, de très nombreux mini van arrivent et c’est un bazar sans nom. Finalement, les 12 heures ne nous ont pas paru si longues. Nous échouons dans un petit hôtel de montagne, les chambres sont sympas.

Il y avait deux options possibles pour le mont Bromo : première option, la plus chère : en 4x4 depuis l’hôtel, monter jusqu’au mont Penanjakan, plus haut sommet du coin, pour contempler le lever du soleil sur le Bromo et le Semeru en arrière plan, avant de prendre la direction pour le Bromo, s’arrêter au pied et faire une demi-heure de marche... La seconde option, beaucoup moins chère, est de monter à pied depuis l’hôtel, jusqu’au Bromo. C’est bien sûr ce que nous avions choisi ; la surprise fut seulement que l’on nous avait vendu 45 minutes de montée alors qu’il fallait finalement 2h. Qu’importe, réveil à 3h30 et départ à 4h ; la montée dans la nuit avec le soleil que se levait dernière nous fut très sympa, même si Aurore ne se sent pas bien et fait visiblement de gros efforts pour aller jusqu’au bout. Nous descendons dans la caldeira ; l’ambiance est magique. Nous sommes seuls, et pouvons observer la brume et le lever du jour qui arrive et colore les sommets en rose.

Lever de soleil caldeira Bromo 
caldeira Bromo  

Après la traversée de la caldeira, nous montons les quelques centaines de marches qui nous permettent d’arriver en haut du mont Bromo et de profiter de la vue sur son cratère impressionnant. Les alentours sont aussi superbes. Il n’y a pas grand monde et c’est bien agréable.

cratère cratère 
Bromo Bromo 

Nous redescendons quand tous les touristes arrivent ; c’est sûrement tous ceux qui ont commencé par le mont Penanjakan... Les deux heures de descente vers notre hôtel ne sont pas des plus agréables. Nous marchons sur la route déjà bien encombrée de voitures, writing an essay camions et deux roues. Nous nous serions bien passés de cette seconde partie. Tout à l’heure sur le Bromo, nous nous disions que nous aurions peut-être dû prendre l’option 1 car ça devait vraiment être splendide de là-haut ; plus tard, nous saurons que nous avons fait le bon choix ; un couple nous indique qu'en fait, c’était très nuageux et ils n’ont pas vu grand chose d’une part, et, d’autre part, il y avait tellement de monde que les gens se bousculaient pour prendre des photos ; super les sites touristiques !

De retour à l’hôtel, une douche et un petit déj bien sympathique dans un endroit qui ne l’est pas moins. Le minibus arrive pour nous redescendre à Probolingo où nous devons de nouveau changer de véhicule. Bis, le même bazar organisé que la veille.

hôtel bazar 

Nous partons pour 6 ou 7h de route ; nous nous arrêtons pour prendre une photo de tabac en train de sécher au bord de la route. Arrêt de même type dans un resto à touristes, et cette fois, c’est de l’autre côté de la rue que nous trouvons un petit resto bien sympa pour déguster notre plat de mie goreng (même chose que le nasi goreng mais avec des pâtes) ; je mets une photo d’Aurore en train de manger, pour montrer le confort de ces petits restos, mais ça nous va bien. Nous terminons par une jeune noix de coco découpée devant nos yeux ; le jus est délicieux ; la chair est un peu trop jeune à mon goût.

cratère cratère 
Bromo Bromo 

En fin de journée, nous arrivons à notre hôtel, le Catimor hôtel, niché au coeur d’une plantation de café ; ça aurait pu être joli, mais nous sommes arrivés à la tombée de la nuit et repartirons avant le lever du jour...
Réveil 3h, départ 4h après le petit déj ; 45 minutes de minibus et nous démarrons la montée au Kawa IJen. Un porteur de souffre nous accompagne ; mais que veut-il ?
Il nous attend, se prête volontiers aux photos, nous «guide»... Le lever du soleil sur les autres montagnes ou volcans est magnifique ; Nous arrivons au camp de pesage du souffre ; le site est aménagé pour les touristes ; des petites figurines sculptée sont en vente , des paniers sont installés pour les photos, Florent a toutes les peines du monde à soulever le panier ; il y réussit néanmoins, il doit y avoir au moins 80 kg !

montée Kawa IJen montée Kawa IJen 
montée Kawa IJen montée Kawa IJen 

1h30 de montée et nous arrivons en haut du Kawa IJen. Le cratère est encore dans la pénombre, mais c’est magnifique.

Kawa IJen Kawa IJen 

Notre «guide» nous propose de nous accompagner jusqu’en bas, même si de gros panneaux indiquent que c’est interdit et dangereux ! Nous n’avons pas fait tout ce chemin pour rester en haut. Nous descendons donc, comme de nombreux autres touristes. Nous croisons des porteurs aux paniers remplis ; 80 kg sur de frêles épaules, remontant du fond du cratère, en tongues, inimaginable en Europe !

Le cadre est féérique ; la couleur des eaux du lac contrastant avec le jaune du souffre et le bleu du ciel ! Au bord du lac, l’odeur du souffre est insupportable ! Notre «guide» nous montre comment il nous fabrique des petites pyramides de souffre à partir de souffre liquide.

Kawa IJen Kawa IJen 
Kawa IJen Kawa IJen 
Kawa IJen Kawa IJen 
Kawa IJen Kawa IJen 
Kawa IJen Kawa IJen 

Bon, le chauffeur attend, c’est l’heure de remonter ; encore quelques images avant de partir.

L’histoire avec notre «guide» se termine mal ; le charme est rompu. Un porteur de souffre gagne 750 roupies par kilo ramené ; c’est à dire qu’en se crevant à remonter 80 kg, ils gagnent 60000 roupies (même pas 5€) pour une journée de travail.
Nous étions avec un couple de français et à nous tous, nous lui donnons 100000 roupies pour nous avoir accompagnés ; las ! Il n’est pas content, ce n’est pas assez, il nous réclame 200000 roupies, soit plus de 3 jours de salaire !! Dommage, ce comportement nous déçoit vraiment.
Il est temps de rejoindre notre minibus pour 2h30 de route pour rejoindre Ketapang à l’extrême est de Java.

Nous nous débrouillons seuls pour prendre le bac vers Bali alors que tous les autres touristes ont acheté le forfait global : ils changent de véhicule pour monter dans un car qui prendra le bac et rejoindra Denpasar. Denpasar n’est pas notre destination sur Bali, nous choisissons donc de ne prendre que la traversée pour piéton, nous verrons bien de l’autre côté ce qui nous attend.

Kawa IJen Kawa IJen 
Kawa IJen