Atacama

Le Chili, pour moi, c’est forcément deux endroits incontournables : le désert write my paper d’Atacama et la Patagonie. S’il faudra revenir pour la Patagonie, le désert d’Atacama, lui, fait bien partie des essentiels du voyage. Nous posons donc nos valises le 12 juillet à San Pedro de Atacama à 2440 mètres d’altitude, la seule ville de la région à partir de laquelle toutes les excursions démarrent. Et enfin, nous retrouvons le soleil, invariable, il n’y a pas de question à se poser sur le temps qu’il va faire demain !! (Même si, hiver austral oblige, les soirées et les nuits sont un peu fraiches sans être trop froides). San Pedro se situe au pied du volcan Licancabur, côté chilien bien sûr. Un mois plus tôt exactement, nous étions juste de l’autre côté pour voir les laguna blanca et verde pendant notre tour Sud Lipez (voir l’article sur le Sud Lipez en suivant ce lien). Nous avons de la chance, une chambre pour 5 est disponible à la Rose d’Atacama, un hôtel tenu par Aurélien et Marie, deux français. Nous rencontrons dans cet hôtel une famille française basco-bordelaise venue passer quelques jours avec leur fille Mayalène qui a passé un an en échange scolaire (lycée) avec le Chili. Rencontre idéale pour nous car Aurore semble vouloir prendre la même direction...

Quelques petites sorties autonomes sont possibles autour de San Pedro, à pied, à cheval ou à vélo. Notre première sortie : la Pukara de Quitor accessible à pied. Un ancien site pré-inca construit par les atacamènes au XIIè siècle, sur lequel les espagnols se sont cassé les dents plusieurs fois avant de le conquérir enfin en 1540. Cette pukara est doublée d’un mirador offrant de très belles vues sur la région et notamment sur le volcan Licancabur. On peu déjà se rendre compte de l’aridité des environs... (ce que nous ne savions pas le premier jour, c’est que ce mirador domine la vallée de la mort, dune et formations de roche et de sel présentes au premier plan)

 
 
 
 

Sur ce même site, des vestiges incas un peu plus loin, avec une entrée de canyon et des têtes sculptées dans la roche !

 
 

La sortie phare proche de San Pedro est la vallée de la lune ; paysages désertiques incroyables et splendides que nous allons parcourir à VTT. Efforts et sensations garantis !! Que c’est beau ! Passage par les 3 marias (3 roches en vague forme de personnes en train de prier), l’anfiteatro (la piste passe au milieu de sortes de cathédrales à gauche et d’un grand rocher plat sur la droite ; il parait que le son est très bon à cet endroit, de sorte que les gens de notre hôtel avaient même envisagé d’y organiser un concert...), la grande dune que nous gravissons, ...

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Au retour, nous nous arrêtons au canyon ; dédale de roches et de sel où nous entendons la roche craquer sous l’effet du soleil (un peu comme une céramique)

 
 
 

Autre sortie phare proche de San Pedro, la vallée de la mort ; elle avait été baptisée vallée de la marte, mais «marte» (mars) et «muerte» étant assez proches, une erreur de transcription a fini par la rebaptiser vallée de la mort !! Nous l’avions déjà vue du haut du mirador de la pukara de Quitor, c’est beau, mais comparé à la vallée de la lune...

Donc, nous décidons d’aller y pratiquer le sandboard sur la dune. Nous louons 4 planches (identiques aux planches de snowboard) et c’est parti ! Aurore et moi, qui pratiquons le snowboard arrivons plus ou moins à nous débrouiller, c’est plus long pour les autres membres de la famille, mais tout le monde y parvient finalement. Pour info, en termes de sensations, ça n’a pas grand chose à voir avec le snowboard, c’est vraiment beaucoup moins bien. Surtout qu’il faut tout remonter à pied dans le sable !! La famille bordelaise rencontrée dans notre hôtel nous rejoint d’ailleurs et s’y essaie avec succès, bravo !

 
 
 
 

La vue que l’on a de la dune, quant à elle vaut quand même le coup

Bon, il faut vous dire que nous ne savons pas trop quelle excursion choisir pour ne pas être déçus, il y en a tellement. Nous imaginons que beaucoup de paysages doivent ressembler à ce que nous avons vu du côté bolivien dans le sud Lipez, entre salar, geysers, lagunes, volcans... Après échanges avec Aurélien et surtout Marie de notre hôtel, nous choisissons sur leurs conseils, l’excursion la plus lointaine, le salar de Tara. Nous enrôlons dans notre choix la petite famille bordelaise. Nous bénéficions de plus de circonstances un peu exceptionnelles : l’agence fait appel à Odile et Pedro, un couple franco chilien qui part une semaine plus tard s’installer dans le sud du Chili ; c’est donc leur dernier tour et Odile est super contente de terminer par le salar de Tara. Bref, nous voilà partis pour le salar de Tara ; tout le tour se situera entre 4000 et 4830 mètres d’altitude. Nous passons d’abord par de splendides paysages d’altiplano

 
 
 

Puis un site avec des formations géologiques isolées dont l’une s’appelle l’indien, allez savoir pourquoi ; nous nous essayons encore à quelques photos rigolotes...

 
 
 

En point d’orgue, les «catedrales» évoquant un château ruiniforme avec des dimensions gigantesques, et sa lagune étendue sur 3 à 25 km2 suivant la saison. Nous avons même la chance d'y voir la faune locale, encore une viscacha, et un renard...

 
 
 
 
  

Pour terminer cet article, voici quelques photos de San Pedro de Atacama, photos prises pendant nos flâneries dans ses rues pittoresques. Dommage, l’église en terre normalement peinte en blanc est en réfection...

 
 
 

Pour ma part, j’ai bien aimé San Pedro de Atacama, même si je trouve cette ville vraiment trop touristique. Le boulanger qui s’est installé depuis deux ou trois ans ne s’emmerde tout simplement pas, il pratique les même prix qu’en France ; imaginez donc la marge qu’il doit se faire... Marie nous disait que ses croissants étaient à tomber ; j’ai connu bien mieux (et bien pire aussi il est vrai !!!).

Bon, du coup, on n’aura pas exploré la région entière malgré nos 5 jours, et je pense qu’il ne faut pas enchainer le sud Lipez, salar d’Uyuni et désert d’Atacama. Mais je reste persuadé que les sites du désert d’Atacama valent vraiment le coup... Florent et moi avons terminé le dernier soir avec 2 heures d’observation des étoiles dans l’un des ciels les plus purs du monde, c’était vraiment très intéressant et nous sommes contents de l’avoir fait ; nous avons pu observer dans 10 téléscopes pré positionnés, Saturne, une nébuleuse, une galaxie, un essaim d’étoiles, ... Tout ça pendant que Simon, Aurore et Frédérique se goinfraient au restaurant avec la famille bordelaise, c’est malin !

Pour finir, nous avons vu la finale de la coupe du monde à San Pedro, dans un bar à déguster bières et jus de fruits. Au final, je vous donne mon sentiment. Toutes les équipes que nous avons supportées se sont lamentablement vautrées ; pas de chance pour le Chili, éliminé aux tirs au buts, dommage pour le Costa Rica qui aurait pu aller plus loin, le quart France-Allemagne, mon avis est qu’aucune équipe ne méritait d’aller plus loin sur ce match. Enfin, la finale, je trouve que l’Argentine a mieux joué, a eu plus d’occasions franches et méritait de gagner ; une fois de plus, c’est l’Allemagne, pfffff ! Par contre, ce qui était drôle (et étonnant de notre point de vue), c’est que dès qu’il y avait une équipe d’Amérique du Sud face à une équipe européenne, les boliviens, comme les chiliens, étaient systématiquement pour l’équipe européenne !!! Etrange non ?

Nous quittons San Pedro pour un long, très long voyage en bus : 24h de bus direction Valparaiso (non loin de Santiago, mais sur le bord de mer)...